Transparency Maroc a organisé, en collaboration avec l’Ordre des Avocats de Rabat et avec le soutien de l’Union Européenne, un séminaire sur les enjeux juridiques et institutionnels de la criminalisation de l’enrichissement illicite au Maroc. Cet événement a rassemblé des professionnels de la justice et des acteurs de la société civile pour débattre de ce fléau. Directement lié à la corruption, l’enrichissement illicite freine le développement du pays, fragilise la cohésion sociale et affaiblit la confiance des citoyens envers les institutions publiques.
Les discussions ont principalement porté sur l’urgence d’adapter les lois marocaines aux normes internationales, et plus particulièrement à l’article 20 de la Convention des Nations Unies contre la corruption que le Maroc a ratifiée. Les participants ont rappelé qu’il est indispensable de pénaliser toute augmentation suspecte et injustifiée du patrimoine des agents publics afin de protéger efficacement l’argent public.
Enfin, les intervenants ont insisté sur l’obligation de concrétiser les principes de la Constitution de 2011, notamment le lien direct entre la responsabilité et la reddition des comptes. Pour y parvenir, ils ont souligné l’importance de renforcer les institutions de contrôle pour assurer un suivi rigoureux de la fortune publique et lutter durablement contre l’impunité.










